Manifestation du 26 janvier

Voici le bilan des personnes s’organisant dans la street medic, la legal team, ou dans la coordination contre la répression. Ce bilan n’est pas nécessairement exhaustif, et est fait par des personnes participant aux luttes, et assistant aux audiences en comparution immédiate.

Il a été noté quelques éléments important à souligner pour les faire circuler :

  • Pas mal d’interpellations ont lieu assez longtemps après les faits reprochés aux personnes, et se font sur des signalements vestimentaires.
  • Les personnes n’ayant pas fait d’aveux en garde à vue prennent globalement des peines moins lourdes.
  • Les caméras de vidéo surveillance sont souvent inexploitables dans les audiences, s’il n’y a pas eu d’aveu, il n’y a souvent pas de preuve.
  • Au tribunal, de nombreuses remarques humiliantes, racistes, des remarques complètement paternalistes du juge (conseils d’arrêter de manifester, remarques sur la langue de la personne inculpée, remarques type « qu’est ce qu’il fait encore là ? Il devrait rentrer chez lui » à propos d’une personne sans papier, remise en cause systématique des dénonciations de violences policières…).

Personnes blessé.e.s

(recensées par la street medic) :

Centre Bourse :

  • Un homme la quarantaine nez en sang coup de matraque.
  • Coup de matraque et fracture du nez.
  • Tir de LBD40 au niveau de l’arcade, œil droit, plaie très profonde en forme d’Y, d’environ 6 centimètres de long, 5 points de suture. Un énorme hématome autour de l’œil (qui est pour le moment à moitié fermé) et jusqu’à l’oreille droite.
  • Plusieurs hématomes du à des coups de matraques.
  • Une femme la trentaine, brûlure de frottement (elle est tombée), plus doigt sûrement cassé par coup de matraque.


Personnes interpellé.e.s

(information La Provence croisées avec les informations de la legal team) : 7 interpellations

Bilan des passages en comparution immédiate
 :

  • 1 personne accusée de « participation à un groupement en vue de commettre des violences contre des personnes ou dégradation de biens ».
    Interpellée avec une pierre dans la poche.
    8 mois de prison dont 6 avec sursis, avec mandat de dépôt.
  • 1 personne accusée de « participation à un groupement en vue de commettre des violences contre des personnes ou dégradation de biens ».
    Interpellée avec une/des pierre(s) dans le sac, selon les keufs.
    8 mois de prison dont 4 avec sursis, avec mandat de dépôt.
  • 1 personne accusée de« violences sur personne dépositaire de l’autorité publique », en l’espèce jet de projectile.
    10 mois de prison dont 6 de sursis, sans mandat de dépôt, et 1000 euros d’amende.
  • 1 personne accusée de « participation à un groupement en vue de commettre des violences contre des personnes ou dégradation de biens » et « violences exercées sur agent ».
    Le procureur demande 12 mois d’emprisonnement et 4 mois avec sursis + interdiction d’exercer un métier de soins dans la fonction publique (cette personne poursuit une formation d’ambulancier).
    Verdict : 1 an d’emprisonnement avec mandat de dépôt et 1000 euro de dédommagement pour un flic.
  • 1 personne accusée de« participation à un groupement en vue de commettre des violences contre des personnes ou dégradation de biens », « résistance avec violence à l’action des forces de l’ordre » et « jet de projectile ».
    Verdict : 6 mois d’emprisonnement sans mandat de dépôt et 6 mois de sursis.
  • 1 personne a été condamnée à 6 mois de prison avec mandat de dépôt pour « violences sur personne dépositaire de l’autorité publique n’ayant pas causée d’ITT », et « rébellion ».
  • 1 personne a été condamnée à 2 ans de prison avec mandat de dépôt, pour « violences sans ITT », « rébellion », et « port d’arme de catégorie D ».